Le gnome en vadrouille au Myanmar : couverture

La Birmanie, s’appelant désormais le Myanmar, est le cinquième pays que je visite en Asie du Est. Non, vous n’avez pas manqué le quatrième : il s’agit de la Thaïlande. Mais ce pays, je l’ai fait en deux fois. Deux semaines entre le Laos et le Myanmar, puis une semaine. De fait, c’est le quatrième et le dernier pays que j’ai visité, sur les cinq que j’ai fait dans la région. C’est pourquoi, je le garde pour la fin, pour faire un bilan global.

Comme d’habitude, retrouvez pas vidéo sur le pays, ici :

Arrivée à Yangon

Je fais une entorse à mon modus operandi : le passage de frontière terrestre en bus entre la Thaïlande et le Myanmar est trop contraignant géographiquement (seul quelques passages) et de temps. J’opte donc pour prendre l’avion de Bangkok à Yangon, un vol régulier et peu cher qui me dépose dans la capitale birmane (oui, il faut vous habituer : on dit le Myanmar, mais l’adjectif en vigueur reste birman.e, et non myanmaran.ne ou quelque chose du genre…). Anciennement Rangoun, Yangon n’est pas, en réalité la capitale du pays. Celle-ci a été déplacée de nombreuses fois pour des raisons politiques, et est désormais Naypyidaw, à 368 km plus au nord. Et, soyons honnête, je n’y mettrai pas les pieds. Tout le monde le confirme : la nouvelle capitale est une ville fantôme n’ayant aucun attrait. Je me contente donc de Yangon, capitale économique du pays.

La première chose qui frappe, c’est le changement total d’atmosphère. Ici, la mondialisation n’est qu’à ses balbutiements, le pays n’étant ouvert que depuis 2011. Les birmans portent encore beaucoup la tenue traditionnelle, le longyi. Il s’agit d’un “tube” de tissu, que femmes et hommes portent en pagne, le nouant de façon différente selon leur sexe. Cette “jupe” va du nombril aux chevilles, avec des variantes. J’ai vu de nombreux jeunes le remonter en le passant entre les jambes, le transformant en short, pour jouer au foot notamment. Les hommes l’attachent sur le devant, alors que les femmes l’attachent sur le côté. J’en ai, bien évidemment, acheté un ! Le nœud n’est pas simple à maitriser et j’ai bien fait rire les locaux qui essayaient de m’apprendre ! Mais au final, une fois le coup de main prit, c’est assez confortable, et surtout, très frais. Et c’est bien agréable, sachant qu’étant en pleine saison sèche, la température oscillera entre 36 et 45 °C durant mon séjour.

 

Autre particularité du pays : le thanaka (en birman : သနပ်ခါ). Ainsi, dans chaque maison ou auberge où j’ai séjourné, il y a à disposition une pierre ronde, de l’eau et un petit rondin de bois de rutacées murraya (d’après wikipedia, mais en général on se contente de dire “bois de thanaka”). La pratique date d’au moins 2 000 ans : on lime le petit rondin pour en faire de la sciure fine que l’on mélange à l’eau pour en faire une pâte cosmétique. Celle-ci est jaune pâle, et on s’en met sur le visage et parfois les bras, de façon plus ou moins sophistiquée (ronds, carrés, spirale, etc.). Ils (enfin, surtout elles, et les enfants) le gardent ainsi toute la journée, jusqu’à la douche du soir, vers 17h.

Pourquoi ? En plus d’être esthétique, ce mélange hydrate la peau, en absorbe les toxines, purifie la peau et protège du soleil. Un tout en un vraiment pratique ! Se vendant également en pot, j’en ai d’ailleurs ramené deux que je continue d’utiliser.

La ville en elle-même, est assez fascinante. Toute de béton, la ville vieillit inexorablement. Cependant, chaque bâtiments, chaque crevasses, chaque fissures, est colonisé par des plantes. La cité pour un air étrangement romantique et mystérieux, comme une ville en train d’être engloutie par la nature, où plus, comme une ville perdue qui aurait été retrouvée et habitée. Et dans cette atmosphère, des birmans en tenue traditionnelle, arpentent des mall-center ultra modernes qui semblent venir tout droit de Bangkok ! Vraiment étrange…

Passage obligé lorsque l’on est à Yangon, c’est la Pagode Shwedagon; littéralement “la pagode d’or de Dagon” (ancien nom de Yangon).Cette stûpa, qui se situe sur la colline de Singuttara, est un lieu saint du bouddhisme et le premier centre religieux du pays. Il contiendrait des reliques de quatre anciens Bouddhas, dont les cheveux du Bouddha Siddhartha Gautama (LE Bouddha, celui qui créa le bouddhisme), rien que ça ! On n’est pas sûr de sa date de construction (VIe siècle avant J.-C. selon les cultistes, entre le VIe et le Xe siècle APRÈS J.-C. selon les archéologues)… ce qu’on sait par contre, c’est qu’elle est construite sur une plateforme en marbre de 5,6 hectares, et que sa stûpa principale atteint les 98 mètres de hauteur, entièrement plaquée d’or et entourée de 64 pagodons (petites pagodes). Et la cerise sur le gâteau : la flèche sur la stûpa ! 1 065 clochettes d’or et 420 d’argent, une girouette sertie de pierres précieuses, se finissant par un globe en or incrusté de milliers de diamants dont une émeraude de 76 carats !

Si j’ai adoré la ville, il va être temps de changer de ville. En effet, mon guide pour le trek de Kalaw au lac Inle me presse : avec le nouvel an bouddhiste, le Thingyan, tous les bus sont pris d’assaut. Il me pousse à prendre mes billets maintenant, étant déjà trop tard selon lui. Moi qui achète mes billets, en général, pour “le prochain départ s’il vous plaît” et qui réserve mes hébergements par un “Bonjour, y-a-t’il de la place pour dormir ce soir ?”, je suis soudain pas très rassuré.

Je quitte donc Yangon, pour filer à Bagan, voir les fameux 2 000 et quelques temples !

Sur la route…

Le trajet en bus de nuit fut assez classique, mais contrairement à tous les autres pays que j’ai pu faire à travers l’Asie du Sud Est, il ne s’agit pas de bus-couchette mais de sièges inclinables. Le confort est néanmoins présent, et durant la nuit, le bus fait de nombreux arrêts sur des aires de repos, afin que lui puisse aller aux toilettes et manger. C’est l’occasion de scènes fascinantes. Il faut dire que la vie nocturne a toujours été une source de merveilles pour moi. Le photographe que je suis y vois un incroyable challenge technique, mais le rêveur que j’y suis, y vois l’humain sous son jour le plus vrai. La nuit les masques tombent, la fatigue et l’excitation réveillent les vrais personnalités. On lâche prise à la lumière chaude d’un feu de bois ou colorée d’un néon, à la lumière fugace des phares d’une voiture ou givrée d’un lampadaire. J’ai toujours l’impression d’être au théâtre lorsque je me promène la nuit au milieu de gens. Et ce voyage ne fit pas exception.

 

Bagan, la vallée des temples innombrables.

Arrivé à Bagan (en birman : ပုဂံ), je décide, complètement au hasard, de séjourner à BaobaBed Hostel, dans Nyaung-U. La zone compte en réalité trois villes : Nyaung-U, Old Bagan et New Bagan. Je ne me suis pas vraiment intéressé à la question, je me suis juste arrêté en chemin, je n’ai donc pas d’avis à donner là dessus. Par contre, ce que je peux vous dire c’est que les gens qui y sont viennent de partout, qu’on s’y amuse bien, qu’il y a une piscine sur le toit, que les employés sont géniaux. Voilà.

 

Mais ce qui m’intéresse, ce sont les innombrables temples qui se trouvent dans cette zone. Car à la base, du IXe siècle au XIIIe siècle, il a été la capitale du royaume de Pagan (Pagan -> Bagan, ne me demandez pas pourquoi on a changé l’orthographe en cours de route). Sur les 4 000 temples, il n’y en a plus que 2 217 debout (ou “2 834 monuments”, selon les classifications). Je suis venu au Myanmar que pour ça ! Et j’ai vraiment hâte de m’y mettre !  

Le premier jour, je loue un vélo pour quelques dollars et je pars le long des routes de terre. C’est magique, partout, des temples hérissent la plaine de leurs tours, à perte de vue ! Je prends mon temps, je suis là 4 jours. Le premier jour, je ne dépasse pas les 2 ou 4 km autour de mon auberge. C’est déjà à couper le souffle, et extrêmement relaxant. Le site est assez grand pour ne croiser presque personne. Si, en splendeur, le site n’égale pas Angkor, en calme et en quiétude, il le dépasse largement. Adieu le stress ! Du coup le second jour je décide d’aller le matin avec Laura et Solène, rencontré à l’auberge, au mont Popa, non loin de là. Il s’agit d’un mont couronné d’un étonnant temple, dont l’accès se fait par un escalier interminable. En chemin, on s’arrêtera dans une petit village pour une pause.

Mais là, c’est le drame. Retour des messages de mon guide, me pressant… je demande donc à l’agence. Et effectivement, aucun bus ne semble avoir de place pour aller à Kalaw lorsque je souhaite y aller !! Après avoir été bloqué à Hanoï à cause du Nouvel An Chinois, je refuse que ça recommence. Surtout que ça a l’air pire : aucun bus non plus n’a de place pour aller du lac Inle à Mandalay la veille et l’avant veille du nouvel an !!

Les filles me proposent donc de les suivre le lendemain à Kalaw où elles font le trek également, mais en 2 jours au lieu de 3, et sans passer par l’association francophone que j’avais réservée. Qu’à cela ne tienne ! Je prends mon billet pour le lendemain, dans le même bus qu’elles, et j’enchaîne en prenant directement ma place dans un dernier bus raliant le lac Inle à Mandalay, la dernière étape de mon voyage. J’y arriverai avec 3 jours d’avance sur mon programme, mais au moins, j’y serai sans aucun doute pour mon avion qui me ramène en Thaïlande.

De fait, c’est la panique, je n’ai même pas fait la moitié de Bagan et je pars demain matin ! Direction le loueur de vélo, littéralement à la porte à côté, où je loue… un scooter électrique. Et c’est parti pour le grand tour ! Je laisse les filles et je pars faire les temples les plus éloignés et les plus beaux. Et mon dieu, quels temples !

Je rejoins les filles pour le couché de soleil sur les ruines. Les points de vue s’avèrent assez rare finalement, étant donné qu’on ne peut plus monter sur les grands temples (ni sur les petits d’ailleurs, comme je le montre dans la vidéo). Ça sera donc du haut d’une petite butte que nous le regarderons, et le spectacle est… spectaculaire ! Si le ciel n’a pas la chaleur orangée et la couleur fantasque de celui d’Angkor et de ses incroyables couchés (voir l’article sur le Cambodge où je parle de la lumière si particulière de ce pays), ça n’en reste pas moins beau. Le ciel s’embrase au dernier moment, passant brusquement d’un bleu profond à un orange sanguin avant de se plonger dans le noir tout aussi vite.

Je comprends mieux pourquoi les tours en montgolfière se font le matin. Celui-ci est moins brusque, mais surtout se finit en plein jour, et non dans une obscurité totale. D’ailleurs, et si nous faisions un tour là-haut pour notre dernière matinée ? Renseignement pris, il y a de la place ! Il y a même beaucoup de place ! Et pour cause : le tour en montgolfière est hors de prix, plus de deux fois plus cher pour la même prestation aux Pyramides d’Egypte (que je n’ai encore jamais vu) ! On est aux alentours de 350€ par personne pour une heure ! Nous passons donc notre tour, personne dans mon auberge n’en a les moyens…

C’est donc la fin prématuré de mon passage à l’incroyable Bagan, raccourci de 4 jours à 2 jours. Mais je ne regrette rien, au moins j’ai réussi à prendre mes bus, et j’aurais mon avion, quoi qu’il arrive. Direction donc…

 

Kalaw, pour rejoindre le lac Inle !

Ce trek est probablement le plus connu du pays, et un incontournable. Il existe de nombreuses variantes (en 2 ou 3 jours, avec des associations, avec des tours organisés, par soi-même en petit groupe (cette zone est très calme, loin des conflits des frontières), etc.). Pressé par le temps j’ai donc suivi les filles et je troque mes 3 jours-2 nuits avec une association locale et un guide francophone, par 2 jours-1 nuit avec un tour opérateur et un guide anglophone.

Sur Kalaw, pas grand chose à retenir. C’est une ville de province tout ce qu’il y a de plus classique, qui n’a aucun attrait touristique particulier. On y arrive en fin d’après-midi, on partira demain matin à l’aube. On retiendra l’aubergiste, très gentille, qui passera plusieurs coups de téléphone pour les filles qui avaient également des problèmes de transport et d’avion. Elle ira jusqu’à nous accompagner le lendemain pour rencontrer notre guide et lui expliquer la situation. On retiendra aussi le petit marché central de la ville.

Du coup, c’est parti pour le trek ! Le groupe est très sympa et on s’entend vite tous bien, avec pas moins de 5 nationalités différentes. Le paysage est incroyable. La terre est rouge, bordeaux, ocre. Un camaïeux fabuleux rougeoyant, moucheté de vert par des arbres. On est loin des “pains de sucre” qui hérissent tout les autres pays d’Asie du Sud Est que j’ai vu. Le paysage est doucement vallonné, le ciel semble à porté de main, le regard se perd dans l’horizon lointain. Les personnes que l’on croise ne sont que sourires et sympathie, travaillant aux champs ou au village, bêchant, sciant, semant, replantant… Je tombe amoureux des maisons aux murs tressés des villages que l’on traverse et où l’on s’arrête pour déjeuner. Je n’ai compté pas moins de 6 façons différentes de tissage, créant des motifs différents ! La première journée s’achève dans un temple de campagne aux toits de tôles, où l’on dormira à même la grande salle de prière après un couché de soleil magnifique…




Je passai la plus grande partie du second jour à discuter avec le guide. Il m’expliquera les différents types de bouddhisme, m’expliquera comment méditer, me racontera sa vie personnelle et comment la religion la façonne, me dira le pourquoi des différentes couleurs des toges (kāṣāya) des moines selon le pays : le Bouddha Siddhartha a dit qu’il fallait se vêtir pauvrement, de tissus “teint de rien et de la terre”. Selon les pays, la terre donne donc des nuances différentes. Au Myanmar elles sont bordeaux-rouge par exemple, comme le sol. D’autres pays comme la Thaïlande utilise des plantes pour teindre, ce qui donne ce orange typique. Parfois c’est aussi du jaune-ocre, symbole de l’aurore, de l’or et du renoncement. Au Tibet c’est de la rhubarbe qui est utilisé. Le guides m’expliquent aussi les traditions du pays et la répartition des tâches entre hommes et femmes (différentes selon les ethnies) : les femmes aux champs et les hommes à la construction pour certains, les femmes aux commerces et les hommes aux champs pour d’autre, etc. Je n’avais pas eu de conversation si longue et si intéressante depuis ma guide de Sapa au Vietnam !

Le lac Inle, le poumon vert du pays

Je me rends compte que l’article est bien long. Je vais essayer de faire plus court !

L’arrivé au lac Inle est magique. Le paysage change du tout au tout, et partout ce ne sont que rizières et maisons sur pilotis !

On retourne au Baobabed, car il s’agit d’une chaîne de trois auberges, et y rester permet d’avoir des réductions. On y retrouve la bonne ambiance de Bagan et certaines autres personnes. Les soirées y sont animées ! Fun fact, je suis sur les photos de la page de l’auberge sur Booking avec les filles !

Le lac en lui même est cerclé de montagnes, et incroyablement calme et beau, faisant 20 km de long pour 10 de large environ (à la mousson, ça augmente). Il y a différent types de pêches traditionnelles, toutes iconiques, illustrant souvent les guides (quand ce n’est pas Bagan) comme le Lonely Planet. Le lac n’est pas très profond , comme je l’explique dans ma vidéo du gnome en vadrouille (ne dépasse pas 6 mètres). Tout le pourtour du lac est couvert de villages sur pilotis, de fait, tous les transports se font en bateau ! Tout le monde ou presque a sa petite barque, avec ou sans moteur. C’est vraiment un monde à part ! La zone a d’ailleurs été classée au patrimoine de l’Unesco, pour la faune, la flore et les habitats.

Mais le temps file, et les quelques jours paisibles et joyeux au lac passent. Après un peu plus d’une semaine avec les filles, elles partent pour prendre leur avion, et moi je vais à…

Mandalay, la puissante.

Première capitale royale en 1860, c’est toujours la 2e plus grande ville du pays après Yangon. Mais la région est depuis longtemps le centre du pays. Il faut dire qu’ici se touche d’autres villes, toutes d’anciennes capitales : Amarapura (de 1783 à 1823, puis de 1841 à 1860), Ava (aux XIVe et XVe siècle, 1635 à 1752, de 1764 à 1783, et enfin de 1823 à 1841) et Sagaing (de 1315 à 1364, puis de 1760 à 1764). La ville est donc riche historiquement, et on y retrouve le palais royal.

En réalité, celui que l’on peut visiter n’est qu’une maquette grandeur nature. En effet, le véritable palais fut détruit par un bombardement durant la Seconde Guerre Mondiale.

Mandalay reste un centre névralgique de l’économie du royaume, réputé pour ses carrières de marbre et de jade. Un quartier entier est consacré à leurs tailles et à leurs ventes. Un temple est même entièrement recouvert de plaques de jade de toute les nuances ! Les marchés y sont nombreux et vivants, vibrants des milles couleurs des fruits et des fleurs. Je suis tombé amoureux de cette ville de 16 384 ha (Paris fait seulement 105, 40 km² pour rappel) et de ses habitants… même si parfois, dans certain coin, la ville ressemble à un bidon-ville enseveli sous les détritus, stigmate d’un ville qui s’est modernisée trop vite.

Et heureusement que j’ai aimé cette ville, car avec toutes mes péripéties de bus, je serais coincé pendant dix jours ! Jamais, durant aucun de mes voyages, je suis resté si longtemps dans une même ville ! Mon auberge, le Four Rivers, était d’ailleurs presque vide tout du long, avant de se remplir soudainement la veille du Nouvel An, et de se vider aussi sec le lendemain des 4 jours de festival. Je ne devais y passer que les 4 jours de la fête de l’eau moi aussi à la base… mais ils me l’ont tous confirmé : ils avaient leur transport depuis longtemps eux !

La fête de l’eau, parlons-on ! Pour comprendre la folie qu’est Thingyan, je ne peux que vous recommander d’aller voir ma vidéo ! À la base, ce festival marque le début de la nouvelle année. Il s’agit de tout nettoyer et purifier pour l’arrivée du roi des Nats. Il s’agit d’un mélange de bouddhisme et de traditions plus anciennes, puisque les Nats sont des esprits protecteurs et divinités. Ce nouvel an particulier est célébré au Mynamar donc, mais aussi en Thaïlande, au Sri Lanka et au Cambodge (ce qui explique qu’au Vietnam c’est le Nouvel An Chinois que j’ai fêté, 2 mois plus tôt).  C’est une véritable folie qui envahit la ville ! Tout est fermé, et de fait, tout le monde s’installe devant chez lui, avec des bassines d’eaux et des seaux. Et c’est parti, on arrose toute personne qui passe à sa portée ! Tout y passe : piétons, scooter, voiture ! L’intérieur des voitures est trempé, les scooter font des écarts dangereux, mais tout se fait dans une bonne humeur incroyable ! En France, ce genre de festival finirait en eau de boudin. Ici, aucun problème ! Les jeunes, les vieux, les pauvres, les riches, tout le monde est à égalité ! Lors du premier jour, ma pochette hermétique ne le fut pas tant que ça, et mon téléphone rendu l’âme… heureusement, j’ai pu tout filmé avec ma GoPro et faire quelques photos !

Mais cette grosse fête c’est aussi le partage. Comme on peut le voir ici, mon auberge (et ce n’est pas la seule), organisa des distributions de nourriture gratuitement aux passants.

 

Il y a encore beaucoup de chose à dire sur le pays. Parfois je me dis que je devrais faire un blog spécial que de voyage, faire un article par ville, car j’aurais largement de quoi les illustrer et de quoi dire. Mais pour cela, je vous invite à visiter l’excellent blog ilsvoyagent.fr de Matthieu et Pierre Courade ! En plein tour du monde (mis en pause par la CoViD-19), ils font sensiblement les mêmes pays que moi !

En attendant, pour finir, j’aimerais repartager des photos des personnes avec qui j’ai partagé ce voyage, le meilleur d’Asie du Sud Est, et de loin ! Un vrai dépaysement, un vrai lâché prise ! J’avais l’impression que mon voyage commençait enfin, alors qu’il touchait à sa fin…










 

Jean-Côme

1 Comment

  • Le Gnome En Vadrouille : Thaïlande – Jean-Côme Cabanne

    25 octobre 2020 - 09:45

    […] Après le Myanmar, je retourne en Thaïlande. J’atterris à Phuket, une ville qui me permit enfin de me racheter un téléphone portable, avec 5 jours sans téléphone, celui-ci ayant rendu l’âme pendant la fête de l’eau…  […]

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