C’était il y a fort longtemps.
J’étais jeune salarié, mon premier CDI de signé en agence de publicité, et je débordais d’envies créatives. J’aimais, et j’aime toujours, toucher à tout. Ma passion première : l’écriture sous toute ses formes. Roman, théâtre, journalisme… Mais si j’avais fait de ma seconde passion mon métier (le graphisme et la publicité), j’étais un peu frustré.
Un ami avait lancé son webzine sur la mode et le luxe, Lash Magazine, et cela me donna une idée… je recrutais donc un ami comédien et auteur de théâtre : Twinty était né !
Pourquoi Twinty ? Un jeu de mot sur le fait qu’on était deux, comme des jumeaux, des “twins” dans la vingtaine, “twenty”.

Le concept : écrire des articles et les illustrer. Pour faire plus “vrai”, j’avais dans l’idée de le remplir de publicités que j’avais réalisées, pour montrer ce dont j’étais capable. Certaines étant de véritables annonces presses que j’avais produites, d’autres étaient des fausses. (Avec le recule, je me rends compte que légalement c’était très discutable, mais je ne portais pas atteinte à l’image des marques en question, alors je pense que ça allait…)

J’ai donc commencé à écrire. J’ai ressorti une nouvelle de mes archives, fait des recherches, réalisé des visites et des critiques. J’ai fait des interviews d’ami.e.s, demandé à d’autre écrire des articles sur des sujets précis, réalisé le photoshoot pour la couverture, préparé la maquette, etc.

Le projet avançait, mais je le tenais à bout de bras. Mon “twins” ne m’aidait pas du tout, et a fini par se désolidariser du projet. Sa photo et sa présentation restèrent, mais il n’écrivit pas une ligne. J’ai dû rédiger l’édito et le seul article qu’il voulait faire, reprenant à mon compte son concept.
Je ne changea pas pour autant le nom ni n’enleva son nom, par peur de paraître complètement égocentrique avec mon projet. Je rédigea donc 80% du contenu, faisant intervenir pas moins de 11 personnes pour écrire, corriger ou être photographier.

Au final j’ai réussi à boucler tant bien que mal le premier numéro, plutôt fier ! Et je le suis encore ! Il est toujours en ligne et ici :

Malheureusement le projet avait pris un temps fou et j’ai dû l’arrêter. Un seul numéro existe donc, et il n’y en aura probablement jamais d’autres…

Mais toujours à l’esprit, après plusieurs années dans mes archives, je l’ai rouvert, mis des nouvelles publicités plus récentes issues de mon travail, et je l’ai fait éditer et mis en vente ici !

Alors je n’en ai évidemment vendu aucun, et je n’en possède qu’un seul et unique exemplaire que je garde précieusement ! Car je l’ai surtout fait pour moi et en garder une trace.

Et si vous le voulez en format PDF, parce que vous êtes curieux, demandez-le moi via ma page de contact et je vous l’enverrai gratuitement en retour de mail !

Et qui sait… peut-être qu’un jour ce projet renaîtra de ses cendres…

Jean-Côme

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